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 Le poids d'une injustice

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ching shih

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MessageSujet: Le poids d'une injustice   Sam 24 Mar - 0:57

Chapitres:

I) un anglais perdu au japon
II) Un bonheur dérisoire...
III) Une oeuvre d'art vivante
IV) A la dérive
V) Un amour impossible
VI) La taverne
VII) L’acceptation
VIII) La piraterie
IX) Le prisonnier
X) Voyage aux caraibes
XI) Le dernier combat
XII) Nouveau départ

Acteurs
- John ==> l'Anglais
- Asami ==> l'interprète
- Hirohito ==> le Seigneur de la région
- Misako ==> La femme de John
- Fujitaka ==> le Général
- Yumi/Kaede/Keiko/Anda ==> La fille de John et d'Asami
- Mère ==> Chef de l'okiya
- Shizuka ==> Grand mère de l'Okiya
- Kira ==> appartient à un groupe rebelle. Meilleur ami de Keiko
- Ainée ==> chef des rebelles
-Tokimoto ==> frère de l'ainée; promit de Keiko
- Kintaro ==> capitaine des armées
- Fujihiro ==> Capitaine pirate
- Naoki Shih ==> le prisonnier

Histoire inspirée par:
- shogun
- Geisha
- Le secret des poignards volants


Dernière édition par le Sam 24 Mar - 0:59, édité 1 fois
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ching shih

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MessageSujet: Re: Le poids d'une injustice   Sam 24 Mar - 0:58

I) Un anglais perdu au japon


Le vent soufflait fort cette nuit là, John installé au commande de son navire, ne savait plus où il se trouvait. Depuis qu’il pleuvait, soit deux jours, le fier corsaire anglais avait perdu la trace du pays où il se rendait, le Japon.
Peu de personne avant lui avait tenté ce long et périlleux voyage, s’il y parvenait, son nom serait à son tour auréolé de gloire.
Le tonnerre au loin grondé, d’un son que même les vieux loups de mer, ne connaissaient pas.
Peu de temps après, John et son équipage furent pris dans la frénésie de la tempête.
Chaque homme, un par un tombèrent à l’eau.
Alors que John essayait de sauver ses compagnons, un mât se décrocha, et tomba non loin de lui. Il reçut un objet tranchant, indéfinissable, dans son thorax. Les effets furent violents, et sans s’en rendre compte, il sombra dans le coma.

Lorsqu’il rouvrit les yeux, la première chose qu’il vit fut le tatami, sur lequel il était couché, puis son regard remonta vers son corps, c’est alors qu’il découvrit le large bandage le recouvrant.
Près de lui se trouvaient ses affaires. Il s’habilla, et d’un pas mal assuré sortit de la pièce.
Il se retrouva dehors, ce qu’il vit le stupéfia.
Au devant de lui s’étendait, des maisons nippones, des champs et de fabuleuses montagnes.
Alors qu’il était encore à sa contemplation, un homme vint le chercher, lui fit signe de le suivre.
Ils traversèrent tout le village, et s’arrêtèrent devant une immense bâtisse.
En franchissant les différentes salles, John fut sous le choc à la vue de temps de beauté.
De magnifiques mobiliers, de gigantesques fresques. Tous étaient d’une nature démesurée.
Ils s’arrêtèrent finalement devant une salle, entrouverte. John y fut introduit.
La première chose qu’il découvrit fut le personnage, juché en haut d’un trône. Au côté de cet homme se trouvait une magnifique jeune femme.
John, s’arrêta à 10 mètres de ces deux personnages au combien imposant, et s’immobilisa.
La jeune femme prit alors la parole :
- Je me nomme Asami, à coté de moi se trouve le seigneur de la région…le seigneur Hirohito. Parlant couramment l’anglais, je serai votre interprète. Comment vous appelez vous ?
- John R. Jefferson….Où suis-je ?
- Vous vous trouvez au Japon. Plus précisément à Kendai. Un pêcheur vous à découvert inconscient sur une plage. Il a prévenu les autorités locales. Voyant votre origine étrangère, ils sont venus vous livrer à notre seigneur.
- Depuis combien de temps suis-je ici ?
- Près de 3 jours….
- Et mon équipage ?
- Je suis désolée, mais vous étiez seul……
Le seigneur choisit ce moment pour parler à Asami.
- Mon seigneur demande, où vous comptiez vous rendre.
- Au Japon
- Pour quelles raisons ?
John ne sachant que répondre, dit après un temps d’arrêt
- Pour découvrir le lieu où vous habitez, et ainsi mieux comprendre sa culture.
- Ne pensez pas que le Seigneur sera dupe, vous étiez venu nous piller, n’est-ce pas ?
- Non, pas du tout….
Le seigneur, par un cri héla ses gardes. Ceux-ci se précipitèrent, et transportèrent sans ménagement John, dans un endroit miteux…une prison.
Quelques jours plus tard, John fut réintroduit auprès du seigneur Hirohito.
La jeune femme, Asami, était également présente.
-Mon seigneur est d’une grande curiosité envers vous et votre peuple. Si vous acceptez de parler du monde, vous serez libéré et disposerez de votre propre maison.
- hum…ais-je vraiment le choix ?
Asami souriante lui répondit
- Vous répondez donc par l’affirmative ?
- Oui…
Ainsi, le seigneur passa une grande partie de la journée à poser des questions à l’anglais. Asami traduit fidèlement leur discours.
Le soir venu, l’interprète, montra à John sa maison. Elle lui présenta ses domestiques et lorsqu’une femme s’avança lui dit
- Je vous présente Misako, c’est une jeune veuve, elle a 19 ans. Notre seigneur veut que vous preniez Misako pour épouse.
- Mais, je ne la connais pas !
- Permettez à Misako, de prendre soin de vous. Si vous ne la prenez pas pour épouse, elle sera bannit !
Après une hésitation, John hocha la tête en signe d’assentiment.

Lors des semaines qui suivirent, ses rencontres avec Asami et le seigneur se firent de plus en plus fréquentes.
Le seigneur se prit d’amitié pour John, et lui demanda un coup de main pour l’entraînement de ses troupes. John accepta avec plaisir et c’est avec une amitié non feinte et non voilée qu’ils se fréquentèrent régulièrement.
Les relations entre Asami et l’anglais, devinrent également plus intimes.
Elle décida d’elle même à apprendre à John le rudiment de la langue japonaise.
Lors d’une entrevue avec le seigneur Hirohito, John dit quelques mots en japonais. Bien que ceux-ci soient des mots basiques, le seigneur impressionné par les efforts de John décida que dorénavant Asami et lui passerait leur journée ensemble, pour que John apprenne le plus vite possible la langue nipponne.
Lors d’une journée d’instruction John finit par avouer ses sentiments pour Asami.
Gênée, elle baissa la tête et lui dit d’une voix navrée qu’elle était mariée à un général du nom de Fujitaka.
John, d’une voix enflammée, lui demanda si elle l’aimait, et si c’était le cas, qu’elle demande à Hirohito le divorce avec son mari.
Mais Asami lui expliqua qu’au Japon, une femme appartenait à son mari, elle n’avait aucun droit et se devait de le respecter et de lui faire honneur. Etant mariée elle ne pouvait se donner à un autre homme sous peine de mourir de la lame de son propre époux.
John ne voulant la brusquer, changea de sujet, pour revenir à ses cours de langue.
D’autres semaines passèrent, et les sentiments de John ne faisaient que grandir.
Sachant parfaitement qu’elle était la seule à le comprendre, il commença à lui faire la cour.
Asami, toujours aussi intraitable, lui répondait toujours la même chose.
Mais lors d’un voyage, les deux jeunes gens se retrouvèrent seuls parmi une troupe de soldats, sans la présence du seigneur, ni la pensée de Fujitaka.
Au cours du sixième jour, Asami s’abandonna dans les bras de John.
Ils vécurent ainsi un moment de bonheur. Le jour s’entraînant à la prononciation, le soir partageant la même couche.
Seulement ceci ne pouvait pas durer éternellement, et c’est le cœur lourd qu’ils rejoignèrent le seigneur et le mari d’Asami.


Son mari, Fujitaka, regarda d’un œil mauvais la présence de l’anglais près de sa femme. Non qu’il soit jaloux par amour, mais plus par possession.
Lorsqu’il se retrouva seul avec Asami, il la battit avec tout le sang froid dont il était capable.
Le lendemain Asami, le cœur lourd, rejoignit John, et malgré son sort ne se confia pas à lui.
Cependant l’anglais remarqua les traces de coup, sur son visage.
Révolté, il voulu trouver Fujitaka, pour venger son amie, mais Asami l’en dissuada.
Un plan commença à germer dans l’esprit de John.
Durant les mois qui suivirent, la présence d’Asami se fit plus rare à ces côtés.
John ne comprenant pas, força la porte de son aimée….
Il la découvrit….
Son regard, s’attardant d’abord sur son visage, puis sur son ventre.
Ce dernier avait triplé de volume.
Radieux, il s’avança pour la prendre dans ces bras. Mais anxieuse Asami le repoussa, et lui tourna le dos
- Asami….cet enfant est….de moi ?
- Oui….
- C’est merveilleux !
- Non, au contraire ! Mon mari est partit en campagne avec ces soldats mais quand il reviendra…..
- Asami, je t’aime, tu es ma vie, je ne laisserais jamais personne te toucher ! Partons ! Enfuyons nous ! Nous nous cacherons, le temps de ta grossesse, puis nous nous installerons dans un village de pêcheur, personne ne nous y cherchera.
- Tu te trompes, nous sommes tous les deux importants à la cour du seigneur Hirohito, il ne nous le permettra pas !
- Asami………
- Pars….!
- Pas sans toi
- Je suis à mon terme, notre bébé va bientôt naître, je ne peux pas me déplacer seule, sans savoir où nous irons.
- Ne t’occupe pas de tout ça ! Je reviens ce soir, sois prête.
John, repartit chez lui et fit appeler Misako. Avec quelques difficultés, il lui expliqua rapidement la situation, et lui demanda où trouver un endroit près du village susceptible de les accueillir.
Le soir venu, tout fut près pour leur exil. Quand John décida de partir, Misako se joigna à lui. Elle devait aider Asami lors de son accouchement.
Ensemble ils partirent la chercher.
Asami, comme convenu, les attendaient. Elle fut surprise de la présence de Misako, mais d’un geste de John, ne posa aucune question.
Ils sortirent discrètement du village. Mais c’est alors qu’ils découvrirent non loin d’eux une escouade de soldats avec à leur tête, Fujitaka.
Ce dernier les apercevant, et découvrant par la même occasion le volume mal dissimulé du ventre de sa femme, comprit le but de cette balade nocturne.
Immédiatement il arma une flèche à son arc et tira sur son épouse. La flèche manqua sa cible de peu, mais égratigna à son passage le bras d’Asami.
Il réarma une seconde fois son arc, et cette fois-ci atteignit John. La flèche vint se fixer profondément dans son thorax. La blessure commença à saigner abondamment.
John, choqué, s’effondra sur le sol. Asami horrifiée, se précipita vers lui.
- John !
- Pars, il le faut
- Non, je ne te laisserai pas seul ici
- Asami… je vais mourir, sauve toi, sauve notre enfant !
- Mais
- Je t’aime, nous nous reverrons dans l’autre monde, je t’attenderais.
Misako, prit Asami par les épaules et après un dernier regard vers son époux partit à travers la forêt.
-Asami….. je t’aimerais toujours….
Fujitaka, vint se pencher sur le corps de son rival et le découvrant encore en vie, lui introduisit brutalement son poignard dans le cœur.
Misako, et Asami, marchant, courant presque, atteignirent une petite cabane, perdu en forêt.
En parti à cause du choc de la mort de John, le travail commença.
Mais ayant perdu beaucoup de force, Asami eut beaucoup de difficulté à accoucher.
Tant de souffrance l’avait rendue très faible.
- Misako, je vais mourir, prend soin de mon bébé, comme si c’était le tiens !
- Non madame, vivez pour lui
- Je suis lasse de cette vie, il me tarde de retrouver John.
- ….
- Si c’est un petit garçon nomme le Takumi, si c’est une fille…. Yumi
C’est à la sortit de son bébé que Asami expira pour la dernière fois, alors que son bébé lui criait pour la première fois.
Alors que Yumi naquit, Asami était partit rejoindre John, là où personne ne pourrait les séparer.

Images:
https://redcdn.net/ihimizer/img444/515/shogunmtf5.jpg John et Asami
https://redcdn.net/ihimizer/img250/5214/shogunmf9.jpg
https://redcdn.net/ihimizer/img444/8357/movieshogun10wh7.jpg Le mari d'Asami
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ching shih

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MessageSujet: Re: Le poids d'une injustice   Sam 24 Mar - 1:00

II Un bonheur dérisoire...


Misako, respectant la dernière volonté de Asami, décida de s’occuper de la petite Yumi.
Elle s’installa dans un petit village de pêcheur à deux jours de marche du palais du seigneur Hirohito.
La vie reprit doucement son cours.
N’ayant plus de mari, Misako entretenait sa maison, élevait Yumi et apprit à pêcher pour leur survie.
Yumi grandissait doucement, loin de l’agitation du monde.
Son regard éveillé et alerte traduisait une profonde intelligence.

A 7 ans, elle ressemblait étrangement à sa mère, à ceci près qu’elle avait les yeux de son père.
Grande pour son âge, fine, athlétique, les cheveux longs et noirs, le teint pâle malgré les expositions au soleil et ses lèvres rouge sang affichaient sa condition,
Ses yeux bleus trahissaient son métissage.

Lors d’une journée comme les autres, Yumi poussa sa balade en amont.
Elle arriva dans un autre village, bien plus important que le sien.
Le monde qui passait surprit Yumi. Elle n’avait jamais vu autant de monde en un si petit espace.
Lentement elle s’approcha, et découvrit une escouade d’hommes armés.
Levant les yeux vers eux, elle découvrit un homme qui l’a regardait droit dans les yeux.
A cet échange l’homme tressaillit, et avec effroi, s’éloigna de Yumi.
Celle-ci indifférente reprit sa route vers son village.
L’homme, discrètement la suivit.
Il découvrit l’endroit où elle habitait ainsi que Misako.
Un rictus apparu sur ses lèvres.
Revenant sur ces pas, il rejoignit ses hommes.
Il reprirent le chemin inverse, et attendirent la nuit.
Quand il fit nuit noire, silencieusement chacun entra dans une maison et supprima chaque homme et chaque femme.
Vint alors le tour de Misako et de Yumi.
L’homme qui avait suivit l’enfant, entra dans leur demeure.
Surplombant Misako il lui dit
-Me reconnais tu Misako ? Il est vrai que nous ne nous sommes pas vus depuis une éternité…. Quel âge as tu jeune fille ?
- J’ai 7 ans monsieur.
- Alors Misako cela fait 7 ans….
- Fujitaka !
- Oui en effet ! croyais tu que je vous avais oublié ? J’attends ce moment depuis tellement longtemps ….
- Que comptez vous faire ?
- Mais te tuer….
Sans même attendre une quelconque réponse de Misako, Fujitaka sortit son katana, et l’introduisit dans l’épaule de Misako.
Celle ci surprise, ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit….
Son dernier regard fut pour Yumi.
Cette dernière choquée, regarda le cadavre de sa mère adoptive avec révulsion.
Fujitaka entreprit de refaire le même geste envers la petite.
Seulement, prit d’un sentiment nouveau, étranger à tout Japonais, il ne put se résoudre à tuer une enfant.
Il la prit par le bras et la força à se relever.
N’ayant plus rien à faire dans le village, les soldats, Fujitaka et Yumi reprirent la route, vers une grande ville.
Arrivé à destination, Fujitaka abandonna l’enfant dans une maison….
Celle-ci ne comprenant pas les événements qui avaient eu lieu, ni l’endroit où elle se trouvait, tremblait de peur….

Images:
https://redcdn.net/ihimizer/img250/1516/18429392lw7.jpg Misako et Yumi
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MessageSujet: Re: Le poids d'une injustice   Sam 24 Mar - 1:00

III) Une oeuvre d'art vivante


Enfermée dans une pièce, sans lumière, Yumi attendait…Quoi ? elle ne le savait pas mais elle attendait….
Son attente fut longue mais finalement, une vieille femme vint la chercher et l’amena dans une autre salle, où siégeait une femme.
Ni belle, ni laide, ni grosse, ni maigre, ni grande, ni petite elle inspirait l’indifférence.
C’ est avec un certain dédain qu’elle toisait Yumi.
Celle-ci toujours tremblante, ne savait que dire.
- Sais-tu où tu te trouves petite ?
- Non
- On répond « non Mère » !
- Non Mère
- Bien… tu es dans un Okiya…
- Qu’est-ce qu’un Okiya ?
- Une maison où vivent des Geishas.
- Et qu’est-ce qu’une Geisha ?
- Une Geisha est une artiste, son nom veut dire « talent », « apte » ou encore « œuvre d’art vivante »
- ………..
- A partir de ce jour, tu appartiens à l’Okiya, tu seras servante, et si je suis satisfaite de toi, peut-être suivras tu une formation de Geisha. Ceci doit être ton nouveau but. Maintenant tu vas te relever et te changer. Shizuka te montrera ce que tu dois faire.
Yumi partit donc avec Shizuka.
Cette dernière lui fit visiter tous les endroits de l’okiya, lui expliqua chaque chose qu’elle devrait faire à l’avenir.
Pendant 1 ans Yumi, se leva à 5h, passa sa journée à laver, essuyer, récurer chaque salle, chaque objet.
Son passe temps favori était de regarder la Geisha de la maison se préparer.
A chaque touche de fond de teint, elle se transformait, pour devenir une créature mystérieuse, c’est cette transformation qui plaisait tant à Yumi, c’est pourquoi elle travaillait dur pour qu’un jour Mère accepte qu’elle fasse la formation.

Ce Jour finit par arriver. Mère la fit introduire, dans la chambre qu’elle ne quittait jamais.
- Bien Yumi, tu as fais tes preuves, demain en plus de tes occupations habituelles, tu commenceras à suivrent ta formation de Geisha.
Yumi s’inclina maladroitement et dit
- Merci Mère
- Hum…tu vas devoir faire de rude effort, pour devenir Geisha et ainsi rembourser ta dette….
Yumi, enchantée malgré la critique repartit à ses corvées.
Demain elle pourrait enfin commencer…..

Le lendemain, se réveillant à 3H30, elle commença son travail.
Mère avait quelque peu menti, elle avait engagé une autre servante qui la délestait de certaines taches.
Ainsi elle pourrait mieux se concentrer sur ces études.
La formation commençait tous les matins à 6H30 et se terminait vers 16H.
Elle apprenait à jouer du Shamisen, à danser, la cérémonie du thé, et elle avait également des cours de langage, car une Geisha devait avoir la répartie facile.
De plus, elle se devait d’être cultivée, pour parler avec ces messieurs de tous les sujets qu’ils leur plairaient d’aborder.

Yumi excellait dans tous les domaines, mais la danse était sa spécialité. Aucune autre apprentie ne rivaliser.
Lors d’un spectacle, où Yumi eut la vedette, elle se fit repérer par LA Geisha de Kendai.
Celle ci se nommait Kioko.
Sa compagnie était très recherchée, et c’était une des seules qui pouvait se vanter d’avoir un danna.
A la fin du spectacle, Kioko partit en direction de l’Okiya où habitait Yumi.
Elle demanda une audience à Mère.
Celle ci, connaissant sa renommé, la fit entrer avec empressement.
- Kioko, quelle surprise !
- Bonjour, je voudrai m’entretenir avec vous de l’avenir de Yumi. Elle a un énorme potentiel, et j’aimerai la prendre comme petite sœur.
- Hum… c’est une offre exceptionnelle j’en conviens mais…pourquoi Yumi ?
- Avec mon aide, je suis sur qu’elle pourra réaliser de grandes choses.
- Que me proposez vous ?
- J’assurerais l’éducation de Yumi, la ferait connaître. Son avenir sera donc assuré. Mais quand elle aura remboursé ces dettes, vous la prendrez comme fille. Elle héritera ainsi de votre Okiya….
- …………. Très bien !

Quant Yumi rentra ce soir là, elle eut vent de la nouvelle. Rayonnante, habillée des ces plus beaux atours, elle se rendit auprès de Kioko.
Elle se prosterna devant sa bienfaitrice.
- Bien, apparemment tu suis très bien les instructions de tes formateurs. Avec moi, tu apprendras essentiellement à plaire aux hommes. Mais pour l’instant, il faut nous rendre à la cérémonie.
Comme toute apprentie Geisha, Yumi se devait de se lier à sa grande sœur par une cérémonie particulière. Au cours du rituel, elle renonça à son enfance et par la même occasion à son nom.
A la fin de la journée, Yumi n’existait plus, mais une nouvelle femme était née.
Agée de 11 ans Yumi devint Kaede.
Kaede suivait très bien les conseils de sa grande sœur. En peu de temps elle avait réussit à se faire un nom dans l’univers si particulier qu’est l’univers des Geishas.
Elle se fit respecter par tous, hommes et Geisha.
Son charme et sa gentillesse, décourageait ses plus ferventes rivales.
Malheureusement, Kioko avait des projets pour Kaede.
L’espoir de lui trouver à elle aussi un danna la ravageait.
Malgré les protestations de sa petite sœur, elle finit par lui dénicher un homme puissant, à la hauteur du charme et de la réputation de Kaede.
Celle-ci sourde à toutes recommandations de Mère et de Shizuka, refusa cet homme.
Mais une Geisha n’avait en aucune façon le droit de refuser une chance pareille.
C’est à la suite d’une violente dispute entre Kioko et Kaede que cette dernière s’enfuit de l’Okiya…..


images:

https://redcdn.net/ihimizer/img62/1881/00005411memoirsef3.jpg
https://redcdn.net/ihimizer/img260/125/memoirszhangyeohlw9.jpg Kaede et Kioko : entrainement à la cérémonie du thé
https://redcdn.net/ihimizer/img103/7808/specmemoirs1wideweb470xqm0.jpg Kaede et Kioko en répétition de danse
https://redcdn.net/ihimizer/img62/1722/68427958is9.jpg Kaede en tenue
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MessageSujet: Re: Le poids d'une injustice   Sam 24 Mar - 1:00

Chapitre IV : A la dérive


En quittant le monde des Geisha, elle quitta aussi le monde des illusions.
Kaede se rendit compte de la détresse de son pays.
En effet, celui ci était divisé.
L’empereur, étant mou, et sans conviction, laissait son pays à la dérive.
Des rebelles se soulevaient contre lui.
Le peuple, pris entre deux feux, souffrait atrocement.
Une révolte s’installa en Kaede.
Comment un empereur, pouvait laisser les choses ainsi ? Ne se rendait-il pas compte de tout ceci ?
Pourtant, il suffisait de regarder dehors !
Des gens, mourraient toutes les minutes !
Les premiers jours, Kaede, essaya de soulager les souffrants.
N’étant pas experte en la matière, cela ne changeait pas grand chose à l’issue de leur vie.
Mais elle voulait se rendre utile.
Elle rencontra une personne qui comme elle, soignait du mieux qu’il le pouvait.
Il lui apprit, à mieux cerner le problème, et donc à être plus efficace.
Elle le vit de plus en plus souvent.
Entre chaque soin, ils se racontèrent leur vie.
Elle fut stupéfaite de découvrir, son origine.
Sa mère japonaise, avait aimé un espagnol….
Elle se sentit plus proche de lui.
Un jour ils en vinrent à parler de la situation, entre l’empereur, et les rebelles.
Kaede, vit qu’il était tout autant révolté qu’elle.
Après un instant de réflexion, il lui avoua qu’il appartenait au clan rebelle.
Il lui expliqua que son clan aussi souffrait de la situation, mais qu’il n’y avait pas d’autre moyen pour relever un jour le pays.
Il s’ensuivit une longue discussion, et à la fin, Kaede conquise, demanda à son compagnon de l’amener jusqu’au repère du clan.
Elle découvrit un gigantesque camp d’entraînement, se trouvant non loin de la ville, mais isolé dans la foret.
Elle se fit introduire auprès de l’aînée.
- Kira, m’a parlé de votre clan, je comprends maintenant vos motivations, j’ai le même dessein que vous, c’est pourquoi j’aimerais faire partie de votre groupe.
- Oui, Kira m’avait parlé de toi….Tu es Kaede, une ancienne Geisha.
- Comment….
- Ta renommée te précède. Sache que si tu veux appartenir à ce clan, il te faudra faire de réels efforts. Ici bien que ton charme soit un atout, il ne te servira guère fasse à un sabre. Tu devras apprendre à te battre, et je ne sais si une femme comme toi est faite pour cela.
- J’apprendrais ! Je veux prendre part à tous ceci…je ne veux pas me sentir inutile !
- Soit ! Kira, se chargera donc de ton enseignement ! Chaque semaine tu iras également avec lui, pour soigner le peuple.
- Je vous remercie de votre bonté.
- Ne te réjouis pas trop vite ! Tu constateras bientôt la difficulté de notre tache. Une dernière chose, ton nom est trop repérable, on pourrait te reconnaître, il vaudrait mieux pour toi le changer…..
- Oui, je commence à avoir l’habitude….
- Bien, nous t’appellerons désormais Keiko.
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MessageSujet: Re: Le poids d'une injustice   Sam 24 Mar - 1:01

V) Un amour impossible

Durant les mois qui suivirent Keiko apprit à manier le bâton, l’épée, le poignard et le sabre.
Tous les jours, elle se levait aux aurores.
Elle souffrait atrocement.
Kira, n’était pas tendre avec elle.
Il la forçait toujours à aller au bout de ses limites.
En un rien de temps son corps fut couvert de plaies.
Elle avait voulu être intégrée, elle l’assumait entièrement.
Et grâce à cet entraînement, son corps devint musclé.
Ses plaies se résorbèrent petit à petit sans que d’autres n’apparaissent.
Le combat devint une danse.
Elle devint très agile, et apte à parer les coups de Kira.
Celui-ci fut enchanté.
Il prévint l’aînée de l’avancement de Keiko, et tous deux décidèrent de la tester.
Ils lui donnèrent pour mission de se rendre dans un salon de thé, et de soutirer des informations a l'officier des armées de l’empereur.
Celle-ci connaissant le fonctionnement des salons de thé, n’eut aucun mal à s’immiscer dans la pièce où se tenait le général.
Le charmant grâce à ses paroles et à la danse, elle se vit offrir les informations qu’elle attendait.
Triomphante, elle revint et donna tous les renseignements dont l’aînée avait besoin.
Celle-ci et Kira, tous deux surpris de la performance de Keiko, lui donnèrent d’autres missions.
Revenant toujours avec les informations, elle monta beaucoup dans l’estime de l’aînée.
Lorsque cette dernière lui demanda ses méthodes, Keiko lui répondit qu’une Geisha arrivait toujours à ses fins.
C’est ainsi que Keiko devint espionne pour le compte des rebelles.
Elle devint également la promise du frère de l’aînée, Tokimoto.
Keiko, ne l’aimait pas, mais voulant rester avec l’aînée et Kira, elle ne s’en formalisa pas.
De plus, sans son consentement, Tokimoto, ne pouvait la toucher.
Les femmes régnaient en maîtresses sur le clan. Un homme même aussi influant que Tokimoto, ne pouvait en aucun cas se permettre de toucher Keiko, sous peine de représailles.
Elle se fit de plus en plus absente, charmant homme sur homme.
Mais elle fut prise à son propre piège.
Lors d’une mission périlleuse, elle dut gagner la confiance d’un capitaine.
Celui-ci était le seul à connaître l’emplacement des clés pouvant ouvrir la prison où se tenaient tous les capturés. Des hommes et femmes de son clan, emprisonnés depuis longtemps…..
Seulement au fil des jours passés en sa compagnie, Keiko vit naître en elle, pour la première fois, un sentiment si fort, qu’elle se sentait prête à tout abandonner pour continuer à le ressentir.
Kira, constatant le changement de comportement de Keiko ne fut pas dupe.
Il essaya de la prévenir, mais celle-ci trop occuper à penser à son capitaine, n’écouta pas ses conseils.
Le soir venu, elle se rendit auprès de Kira, pour lui faire ses adieux.
Puis elle partit dans la foret.
Elle devait retrouver son amour, dans une clairière, à une demi-heure de marche.
Rayonnante, et ne pensant qu’aux retrouvailles qui l’attendait, elle n’entendit pas, le pas d’une personne qui l’a suivait.
Quand elle fut en vue de Kintaro, elle courut jusqu'à lui, et se perdit dans ses bras.
Tokimoto, la voyant heureuse dans les bras d’un autre entra dans une rage folle.
Il s’avança, pour se faire connaître des deux jeunes gens.
Lorsqu’elle le reconnu, Keiko ne put que trembler.
Kintaro, quant à lui connaissant la situation, ne fut pas surprit de le découvrir.
Il savait que l’affrontement, serait nécessaire, et il ne se défila pas.
Les deux hommes, s’avancèrent, silencieux, l’un vers l’autre.
Puis Tokimoto, se précipita vers Kintaro.
Celui-ci para les coups du promis de Keiko.
Ils étaient tous deux d’une force égale.
Mais plus le combat progressait, plus la fin devenait imprévisible.
Il dura longtemps, Kintaro et Tokimoto, se blessèrent maintes fois.
Kintaro porta finalement le coup de grâce.
Tokimoto, frémissant déjà à l’approche de la mort, posa une dernière fois son regard sur Keiko, avant de basculer vers l’avant.
Keiko, se précipita vers Kintaro, mais il était déjà trop tard, celui-ci souffrait de nombreuses blessures.
- Mon dieu Kintaro !
- Je t’aime Keiko, sois heureuse !
- Ne dis pas n’importe quoi ! Ne perds pas espoir, je vais te soigner
- Cela ne servirait à rien, je me meurs. Je sens le froid s’insinuer en moi. Il est trop tard.
Kintaro, porta sa main sur la joue de Keiko, amoureusement il la caressa.
Son regard se fit vitreux, et brusquement sa main retomba.
Keiko, poussa un cri de déchirement, presque inhumain, et resta là, serrant le corps du seul homme qu’elle ait aimée, dans ses bras.
-Mon dieu ! Qu’ai-je fais ?
Après avoir décemment enterré le corps du capitaine, elle repartit en direction du campement.
Elle marcha directement en direction de l’aînée.
Elle s’arrêta à quelques mètres d’elle, et ne dit mot.
- Je me doute de l’issue de l’affrontement. A te voir revenir bredouille, ton capitaine et mon frère ont péris. Mon frère…. J’ai commis une erreur, je n’aurais jamais du te promettre à lui, il était fou de toi… Cela l’a tué…
Tu ne peux rester à mes cotés. J’ai fais tout ce que je pouvais pour toi, tu es maintenant prête à assumer la vie. Pars….
L’aînée, regarda une dernière fois celle qui l’avait tant servie et partit chercher le corps de son frère.
Keiko, telle un fantôme, fit ses affaires.
Kira, vint la trouver
- Je t’avais prévenu, mais tu ne m’as pas écouté, tu en payes aujourd’hui les conséquences.
- Je ne pouvais prévoir….
Soudainement, Keiko fondît en larme
Kira, se rapprocha d’elle, et d’un mouvement protecteur, la prit dans ses bras.
- Je ne peux t’accompagner, comme tu le sais j’appartiens au clan, et je ne pourrais l’abandonner. Mais sache que je serais toujours avec toi !
- Je le sais. Merci pour le soutient que tu m’as toujours apporté, je dois partir maintenant.
- Tu sais où te rendre ?
- Là où m’emmèneront mes pas….
C’est ainsi que Keiko partit….


https://redcdn.net/ihimizer/img337/2691/hofdhq9thumbbb4.jpg Keiko en tenue rebelle
https://redcdn.net/ihimizer/img69/4664/373fx1.jpg
https://redcdn.net/ihimizer/img59/9835/pfilm1883317527bd8.jpg entrainement au baton
https://redcdn.net/ihimizer/img337/5007/hofdhq7thumbbh5.jpg
https://redcdn.net/ihimizer/img83/8359/040415emgw2.jpg Keiko et Kintaro
https://redcdn.net/ihimizer/img69/1369/2004houseofflyingdaggerqa2.jpg les rivaux
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MessageSujet: Re: Le poids d'une injustice   Sam 24 Mar - 1:02

VI) La taverne


La mort de Kintaro, brisa le rêve de Keiko.
Devenir quelqu’un, sans pour autant utiliser les armes….cela ne lui semblait plus possible
Une nouvelle détermination était née en Keiko, s’imposer coûte que coûte dans le monde des hommes.
Pourquoi avaient-ils tous les droits ?
Elle était belle, intelligente et savait se servir d’une arme.
Elle partit en direction de la ville, et entra dans la première taverne qu’elle vit.
Elle s’installa à une table, et observa.
A une table proche d’elle se trouvait tout un groupe. Un homme, au regard sombre, et disposant d’une cicatrice sur la joue, semblait être leur chef.
Intriguée, elle écouta leur conversation.
Au fil de leur discussion elle découvrit leur appartenance à la piraterie.
Elle entendit de sombres histoires…les dangers auxquels ils avaient du se mesurer.
Cela était parfait !
Elle se leva et s’avança vers eux.
- Dites moi, cherchez-vous un matelot à votre bord ?
- Un matelot, oui, mais pas une femme !
- Et pourquoi donc ?
- La femme porte malheur sur un navire
Un matelot, ricana
-une femelle et puis quoi encore
Le teint de Keiko, vira au rouge vif
Elle sortit son poignard, et rapidement, le plaqua contre la gorge de l’insolent
- Hum, c’est bien une femme qui tient le poignard contre ta gorge, non ? Ne les sous estime jamais, et surtout pas moi !
- Ok ok j’ai compris ! Enlève ça de ma gorge
Elle abaissa doucement son arme.
Je ne sais pas naviguer, mais je sais me battre, je vous serai utile, lors d’un affrontement.
Le capitaine du navire la jaugea
- Je ne pense pas qu’une femme ne sachant pas naviguer me serait utile. Quant aux combats mes matelots y sont formés. Tu ne serais qu’une bouche a nourrir de plus.
- Belle formation, tous tes matelots, sont aussi promptes que celui ci ? Pour ce qui est de naviguer j’apprends vite, forme-moi, et je les dépasserais tous.
- Tu m’as l’air bien sûr de toi, jeune fille. Tu me plais bien…. Mais je n’accepterais jamais une femme.
Keiko réfléchit quelque instant.
- Une femme, peut-être pas, mais ta femme ?
- AHAHAAAHHHHHHHH. Tu veux vraiment devenir ma femme ? Tu n’es pas au bout de tes peines.
- Si tu acceptes tu ne le seras pas, toi non plus….
- L’insolence… j’aime beaucoup….Mais d’où viens tu ? Et comment t’appelles tu ?
- Cela ne te regarde pas. J’ai changé de vie. Cela ne compte plus. Pour mon nom, tu peux m’appeler….Anda.
- Tu m’amuses, je veux bien te prendre pour femme, mais tu resteras chez moi, à la cuisine, là où est vraiment ta place.
Keiko/Anda sourit malicieusement.
- Très bien.
Le capitaine surprit, la regarda.
Tu changes vite d’idée. Soit ! Va me chercher un verre ! Et sache que le seigneur Fujihiro n’aime pas attendre.


Anda, réprimant un rictus de dégoût, partit chercher son verre.
- Très bien, tu es coopérative ! Demain je reprends la mer, rentrons chez moi
- Bien ! Mais un conseil, il serait mal avisé de me toucher…tiens-le toi pour dit !
Le capitaine Fujihiro, regarda ses matelots et échangea un regard avec eux, ensemble ils éclatèrent de rire.
- AHAHAHAAAAAAAAAAA
- Et bien capitaine, vous voilà, pris dans les filets d’une femme.
- Hum…. Quelle fougue…
Et le capitaine après avoir fini son verre, partit rejoindre sa nouvelle femme.

Quand il se leva, elle dormait encore.
Il la regarda, ne sachant que penser de cette femme, au caractère bien trempée.
Mais ne pouvant rester plus longtemps il prit ses affaires, sortit et rejoigna son navire.
La porte à peine fermée par Fujihiro, Anda se leva, s’habilla et partit à pas de loup sur les traces de son mari…..
Ce dernier embarqua les derniers paquets qui contenaient la nourriture, censés les faire vivre pendant 6 mois.
Puis se mit à la barre, et fit lever l’encre.
Lorsqu’il se trouva à une distance respectable du port, il se retourna, et observa sa maison, dans laquelle sa femme devait encore dormir….
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MessageSujet: Re: Le poids d'une injustice   Sam 24 Mar - 1:02

VII) L’acceptation

Alors que le Japon ne représentait plus qu’un point de terre centré autour de l’océan, le capitaine Fujihiro descendit dans sa cabine.
Alors qu’il ouvrit la porte, il découvrit assise sur son lit, Anda.
Rayonnante, celle-ci semblait le narguer.
- Bonjour, Capitaine
- Anda ! Mais, que…
- Oh ,je ne pouvais laisser seul mon mari en pleine mer ! C’est pourquoi j’ai décidé d’embarquer…
- Nous t’avions dit qu’une femme n’était pas la bienvenue à bord. Tu m’as désobéis ! Te voilà dans de beaux draps maintenant !
- Oh si peu…ne vous inquiétez pas pour moi….Apprenez-moi plutôt à naviguer.
- Tu sais, quelle tête vont faire mes hommes en te voyant ?
- Hum…ils seront sûrement ravis…
- Pff si tu veux avoir une chance de te faire respecter ici, met au moins des vêtements d’homme.
- Non , vos tenues ne me siaient guère, et je tiens à me faire respecter en tant que femme. Ceci sera parfait.
Elle tourna sur elle même, pour montrer ce qu’elle portait.
Fujihiro la regarda médusé. Des bottes noires, un pantalon bleu marin ressemblant à celui de ces hommes, mais plus serré à la taille, et une chemise, laissant entrouvert son décolleté.
Pas exactement le genre de tenue qu’une femme accepterait, mais pour autant personne ne s’y tromperait.
Le capitaine, conquis ne sut que dire
-Hum, très bien….sachant que nous sommes en pleine mer je n’ai pas trop le choix…
Anda, porta un regard triomphant sur son mari.
Bien, apprends moi à naviguer.
Anda, se dirigea alors vers la sortie, Fujihiro sur ses talons.
Elle sortit à l’air libre, laissant le vent caresser son visage. Fermant les yeux sous cette agréable sensation.
Le Capitaine, la laissant apprécier ce moment, partit prévenir ses marins.
Ceux-ci fort contrariés par ce revirement, exprimèrent leur courroux à Fujihiro.
Ce dernier sourd aux protestations de ces hommes, leur expliqua, qu’ils avaient fort à perdre, à ne pas accepter Anda dans leur rang.
En maugréant, ils décidèrent finalement de lui apprendre le dur métier de marin.
Ils ne l’épargnèrent pas.
Elle commença par les basses besognes, récurer les cales, cuisiner, laver le pont,astiquer la figure de proue….
Celle-ci ne se plaignait pas. Elle savait que si elle voulait se faire une place, elle devait commencer par le début.
Petit à petit, elle monta dans l’estime des matelots.
Ils commencèrent à lui apprendre les ficelles du métier, jeter l'encre fut le plus simple, puis vint le tour des voiles,les hisser et les border n'était pas simple, surtout pour une frêle jeune fille, mais au fur et à mesure elle faisaient des progrés.
En peu de temps elle acquérit l’expérience nécessaire à tout marin.
Il était temps, car le bateau arrivait en vu du premier village….
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MessageSujet: Re: Le poids d'une injustice   Sam 24 Mar - 1:02

VIII) La piraterie


Un pillage….
Les hommes de Fujihiro étaient aux anges…
Le goût du sang se faisait sentir en eux… cela faisait tellement longtemps.
Anda les regarda charger les boulets de canons,
Bientôt le bateau mouilla près du port du village.
Les cries, les bousculades, le capitaine qui donne ses ordres, et vient le feu, le bruit, la destruction, les pleurs…
Anda se sentait étrangère à tout ceci.
Pleurant à moitié, elle se demandait comment des hommes, l’homme qu’elle avait épousée, pour devenir pirate, pouvait tirer une telle excitation de ce carnage !
Oh, elle avait tué, certes, mais des personnes qui s’étaient engagés dans la bataille, des gens qui s’étaient eux même sacrifiés pour la cause.
Ici ce n’étaient que paysans, hommes, femmes, enfants. Ils ne connaissaient rien à la guerre, à la manière de se défendre face à une bande de pirate.
Anda face à tant de cruauté, ne put retenir ses larmes.
Elle se précipita dans sa cabine, et resta là, pétrifiée, jusqu’à ce que le bruit s’arrête.
Une porte s’ouvrit. Elle ne prit même pas la peine de relever la tête.
- Eh, bien Anda, toi qui disait connaître la guerre… Je m’attendais à plus de prouesses de ta part. Tu me déçois un peu…
- N’attaques plus jamais un village
- Pardon ?
- J’ai dit : n’attaques plus jamais un village !
Elle releva brusquement la tête et défia son mari
- Tant que je serai à bord, je ne veux plus que toi et tes hommes vous vous défouliez sur des personnes innocentes ! A l’avenir, si tu veux montrer que tu as du courage, bats-toi contre de vrais Hommes, bats-toi contre des corsaires !
- Tu as encore beaucoup à apprendre petite…il fallait te renseigner sur les pirates avant d’embarquer sur une de leur frégate. Nous tuons et pillons, nous ne sommes pas des gentils, ma belle….
- A l’avenir, tue et pille des corsaires ! Ne t’attaque plus jamais aux innocents.
- Anda….
- Jure-le moi !!!
- Assez ! Reposes toi, j’espère que le repos te sera profitable, et que tu reprendras tes esprits.
Fujihiro ouvrit la porte à la volée, et sortit furieux de la pièce.
Anda resta là, seule, à réfléchir….
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MessageSujet: Re: Le poids d'une injustice   Sam 24 Mar - 1:03

IX) Le prisonnier

Anda, resta longtemps dans sa cabine à réfléchir aux événements qui s’étaient produit.
Finalement, la faim la contraint à sortir.
La première chose qu’elle vit la stupéfia.
Un prisonnier. Son mari avait gardé un prisonnier… pourquoi ?
L’homme d’une vingtaine d’année, était grand, massif, et son visage inspiré la…bonté.
Intriguée, elle partie en quête de son Mari.
Celui-ci, à la proue regardait l’horizon.
- J’ai fais cet homme prisonnier, je pensais que cela te ferait plaisir…
- Tu as privé un homme de sa vie
- Il te servira
- Je ne veux pas d’un esclave !
- Il le faut. Nous partons… pour les caraïbes.
- Pourquoi changer de trajectoire ?
- Pour affronter des corsaires… j’ai entendu des rumeurs sur ceux qui se trouvaient là bas.
- Combien de temps nous prendra ce voyage ?
- De long mois j’en ai peur. Tu disposeras à ta guise de cet homme.
Sans un mot, ni un regard, Fujihiro s’éloigna de sa femme.
Celle ci, resta là à contempler l’horizon, à la place qu’occupait son mari.
Puis elle s’approcha du Japonais.
- Je ne vous veux aucun mal. Je suis désolée de ce qui vous arrive… mais je..je suis dans le regret de vous informer, que jamais plus vous ne rentrerez chez vous.
Le prisonnier resta muet.
Il le resta de longs jours.
Anda restait avec lui toute la journée. Tout en faisant son travail, elle lui expliquait le métier de marin, comme les matelots l’avaient fait avec elle.
Le prisonnier, sans parler, regardait attentivement ce qu’elle faisait, et l’écoutait gravement.
Bientôt, un lien se tissa entre eux.
Et c’est à la suite d’une journée, sans particularité qu’il parla pour la première fois depuis son arrivé
- Je m’appelle Naoki…
- Pardon?
- Je m’appelle Naoki Shih.
- Enchantée Naoki . Comme vous le savez, je me nomme Anda…
- Jolie, est-ce votre vrai prénom ?
- Non…
Depuis ce jour, Naoki, devint le confident de Anda, et inversement.
Le premier raconta sa vie à Anda. Sa famille mais surtout sa sœur, avec qui il avait des relations privilégiés. Il la comparait sans cesse à Anda, et disait toujours que sa beauté n’avait d’égale que celle d’Anda, car d’après lui les deux jeunes femmes se ressemblaient étrangement. Malheureusement sa sœur était morte pendant le pillage des pirates….
La seconde racontait ses origines, pêcheuse, comme lui, mais aussi toutes les péripéties qu’elle avait traversées, avant d’atterrir sur ce bateau, en quête d’action et d’aventure.
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MessageSujet: Re: Le poids d'une injustice   Sam 24 Mar - 1:03

X) Voyage aux caraïbes :

Pendant les mois qui suivirent les relations de Naoki et d’Anda se resserrèrent.
On ne pouvait plus voir l’un sans l’autre. La vie sur le bateau était redevenue joviale et enjouée.
Alors qu’ils se reprochaient de leur destination, le premier navire corsaire apparut.
Le Capitaine, sans perdre un instant, donna ses instructions, se rapprocher du navire, et de livrer leur première bataille.
Anda, elle, donna l’ordre a Naoki, de s’enfermer dans sa cabine. Celui-ci tenta bien de s’imposer, mais les ordres étaient les ordres, et Anda, restait l’épouse du Capitaine, il lui devait obéissance.
Quand cela fut fait, Anda, hypnotisée, regardait l’ennemi s’approcher.
Cela faisait longtemps, qu’elle n’avait pas laissé sa rage s’exprimer, et elle en tremblait d’impatience.
Quand le navire, fut assez prêt, les boulets de canon partirent à l’assaut.
Bruit assourdissant, cris de rage et de douleur.
Enfin, ce fut l’abordage, Anda, fut la première sur le pont ennemi. Avec délectation, elle planta son sabre, dans la chair tendre et musclée de ces hommes.
Réprimant un sourire, lorsqu’ils découvraient son visage.
Ah, ces hommes, si faibles…. C’était un vrai délice pour Anda, de les voir blêmir, quand ils découvraient qu’ils avaient été battus par une femme…
Le combat ne dura pas longtemps, en une demi-heure, la victoire fut assurée au Capitaine Fujihiro.
Anda, couverte de sang, le regarda s’avancer vers elle.
- Finalement tu avais raison. Tu nous seras très utile…
Sa seule réponse fut un sourire victorieux.

Ils croisèrent d’autres corsaires, et à chaque fois, la fin des hostilités ne se faisait pas attendre. Fujihiro et ses hommes en sortaient plus fort.

Enfin, ils arrivèrent à destination : Tortuga
Lieu de débauche et de perversion, les hommes du capitaine purent se rassasier pendant un bon mois de ce qui leur avait manqué sur le bateau.
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MessageSujet: Re: Le poids d'une injustice   Sam 24 Mar - 1:05

XI) Le dernier combat

Le capitaine Fujihiro décida de reprendre la route.
Depuis le premier combat contre les corsaires, sa réputation avait grandi, et avec elle son orgueil.
Mais il y avait toujours plus fort que soit…
Il le découvrit, peu de temps après l’embarquement.
Alors qu’il venait d’éliminer trois navires marchands, un bateau pointa au loin.
Le capitaine, ivre par le goût du sang, entreprit de rapprocher son bâtiment.
Des corsaires, il sourit en savourant à l’avance l’heure de sa victoire.
Chaque matelots attendaient.
Quand le navire ennemi fut proche, Fujihiro s’aperçu que les hommes à bord étaient en fait des militaires…
Ne voulant effrayer ses hommes, il ne laissa rien paraître.
Lors de l’abordage, Anda, s’évertua à attaquer le capitaine ennemi.
Celui-ci entraîné comme il se doit à la lutte, fut un adversaire coriace pour Anda.
Elle réussit néanmoins à le toucher plusieurs fois, cependant, plus fort qu’elle, il la blessa au flanc. Anda, surprise par la rapidité à laquelle il avait porté son coup, s’effondra.
Elle put ainsi regarder l’état de ses troupes.
De nombreuses personnes avaient péris…ainsi que son capitaine…Alors qu’elle découvrit les dégâts causés, un matelot amena Naoki au capitaine ennemi.
Anda, poussa un cri d’effroi.
L’Homme prit Naoki, et posa la lame de son épée sur sa gorge.
Il entreprit ensuite de narguer Anda, en jouant avec son prisonnier.
Ce dernier sachant quel sort l’attendait, contempla Anda, d’un regard bienfaisant, avant que le capitaine, ne presse sa lame sur sa jugulaire.
Naoki, s’effondra alors sur le sol.
Anda, poussant un gémissement, se précipita vers lui.
Le prenant dans ses bras, elle vida toutes les larmes que son corps pouvait encore contenir.
Pendant ce temps le capitaine l’examina. Puis en ayant assez, la transporta sur son navire.
Anda, ne comprit pas pourquoi il la sauvait. Par pitié peut-être…
Il la laissa à Tortuga, auprès de guérisseurs.
Elle se remit rapidement de sa blessure.
Les semaines passèrent sans qu’elle ne reprenne goût à la vie.
Alors qu’elle flânait dans les ruelles, elle entendit une rumeur.
Elle s’approcha du port, et vit un magnifique navire appareillé au port.
S’approchant elle écouta les conversations alentour.
Elle ne tarda pas à découvrir que ce navire embarquait pour une île perdue en plein cœur de l’océan, où vivaient quatre nations européennes.
Soudain, elle repensa aux histoires que lui racontait Misako, lorsqu’elle était petite fille. Son père Anglais, abattu parce qu’il aimait sa mère…
Sans trop réfléchir aux conséquences de ses actes, elle réserva une place, et embarqua avec le peu de chose qu’il lui restait.
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MessageSujet: Re: Le poids d'une injustice   Sam 24 Mar - 1:05

XII) Nouveau départ

Le trajet fut cours.
Accoudé à la proue du bateau, Anda regarda la terre s’approcher.
Elle débarqua. Surprise elle ne vit pas âme qui vive.
Intriguée elle fit le tour de la ville.
Personne.
Exténuée par le voyage, elle bifurqua jusqu’au centre de la ville.
Là, une personne !
Soulageait Anda s’approcha.
L’homme, portant une longue cape noir, la regarda approcher.
Ne faisant pas un geste, attendant sans doute qu’elle prenne la parole, l’homme la dévisagea.
- Bonsoir, je suis nouvelle ici. Pouvez vous m’indiquer un endroit où je pourrais me reposer ?
- Venez avec moi, lui dit-il.
Déconcertée Anda suivit l’inconnu. Il l’amena jusqu’au pub de New-Kingston, le Black Beer Pub.
Ensemble ils s’assirent à une table et commandèrent à boire. L’homme jusqu’alors inexpressif, parla de longues heures à Anda, Il lui expliqua beaucoup de choses sur la vie de Liberty.
Des hommes vivant dans ce lieu, de la politique, des endroits à visiter et des missions que proposait le gouverneur pour les nouveaux arrivants. Anda fortement intéressée par ses propos, l’écouta parler avec attention.

A la fin de son discours le soleil pointait à travers les vitres.
Anda, voulant rencontrer ce gouverneur, prit congé de l’inconnu.
- Si vous avez un souci, envoyez moi une lettre, je vous aiderai. Mon nom est Haplo. Et vous comment vous appelez vous ?
Anda, pensa alors à Naoki, et à toutes les histoires qu’il lui avait raconté.
- Shih, Ching Shih…
- Très bien Lady Shih, si vous avez un problème, contactez moi.
Elle sortit alors du Pub, en quête du gouverneur.
Et alors qu’elle pensait à la sœur de son ami, une nouvelle aventure débuta, mais ça, c’est une autre histoire…
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MessageSujet: Re: Le poids d'une injustice   Sam 24 Mar - 1:07

FIN
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Athanael de Craon



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MessageSujet: Re: Le poids d'une injustice   Lun 26 Mar - 18:08

Very Happy
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